DANILOVIC, Ljubisa, Le désert Russe. Graulhet (Escourbiac) lamaindonne, 2015, 104 p. 58 photographies du 17 x 11,4 cm à la double pleine page (42 x 26 cm)

J’aurais lu la postface, train, Transsibérien … je n’aurais certainement pas acheté ce livre et je l’aurais regretté tant le livre est intéressant, oubliez la première partie de la phrase, Ljubisa Danilovic nous donne à voir le « désert Russe » (ça tombe bien c’est le titre du livre), ce « désert Russe », c’est vrai, est vu lors de voyages dans le Transsibérien mais ce n’est pas, pour moi un livre de voyage, c’est un livre d’ambiances, de présences fugaces, d’ombres, de passages, tout cela donne un bel ouvrage.

Coup de cœur :

Papier :
Mise en page :
Impression :
Récit photographique :

Quelques renseignements techniques

Titre : Le desert Russe
Auteur : Ljubisa Danilovic
Éditeur : La main donne – Le désert Russe
ISBN : 978-2-954053-05-9
Date : 2015
Reliure : Livre relié
Dimension : 22,3 cm x 26,7 cm x 1,8 cm
Nombre de pages : 104 pages
Nombre de photos : 58 photos du 17 cm x 11,4 cm à la double pleine page 42 x 26 cm
Type : Reportage, ambiance … en N&B
Couverture : Rigide, toilé
Format : Portrait
Papier : Pas de référence, papier blanc non brillant qui met bien en valeur les photos.
Langue : Français pour une courte présentation finale.
Imprimé : Escourbiac (*).
Prix : 30 € en plus à ce prix là on en redemande.

Se le procurer : Chez mon libraire préféré Ombres Blanches, Toulouse – Le désert Russe

C’est un petit livre dont la couverture toilé, froide, N&B pleine page pas très définie mais très réussie a attiré mon regard, je l’ai ouvert et tout de suite j’ai accroché, N&B grumeleux, un peu flou ou pas très net c’est comme on voudra, mais le récit saisi, nous envoie dans le temps, l’espace, le passé, les rêves, les pas nous entrainent sur des traces pas encore effacées mais en passe de l’être, alors on feuillette encore et on se perd dans les méandres du récit avec délice. Le titre donne le ton, déserte la Russie ou peuplée de silhouettes fantômes, le récit se colle au titre et nous fait bien ressentir ces immensités vides et glacées. Le traitement photographique joue beaucoup sur les flous, les ombres, le mouvement, à l’inverse de la tendance actuelle et son hyper netteté, tant mieux, cela change.

Petite présentation en photo.

(Après avoir cliqué sur une photo, la navigation entre elles est plus facile en se servant des flèches droite et gauche)
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Sur le photographe, que dire, français d’origine yougoslave, vit et travaille à Paris, marié, deux enfants, photographe et réalisateur, bref tout cela vous le saurez en lisant cette page (sur son site) et en téléchargeant son interview/portfolio par RP. Vous pouvez lire aussi ses réponses à 10 questions clés (Confrontations Photo) ou sur Le mauvais coton. Le site nous indique deux autres ouvrages ou plutôt un portfolio Eléphant mais pas de possibilité d’achat et Avoir 20 ans à Belgrade qui semble indisponible chez l’éditeur Avoir 20 ans … (chez Charles Léopold Mayer), de plus ce dernier site proposerait le téléchargement en pdf pour consulter des livres avant achat si affinité mais impossible de trouver comment faire. Bonne lecture/regard, c’est bientôt Noël.

Ajout du 06/02/2016 : Un portfolio se trouve dans le Hors Série n° 17 de Réponse Photo « Qu’est-ce qu’une série photographique »et présente justement les photos de cet ouvrage.

(*) Escourbiac est un imprimeur de Graulhet dans le Tarn, présent souvent lors des manifestations photographiques ou on peut voir une partie de sa production (attention ce n’est pas un éditeur) on ne peut qu’applaudir à deux mains tant la qualité d’impression est bonne, voir ce livre ou les éditions Kobalann (Munier) pour s’en convaincre.

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