MORIYAMA Daidō, Daidō Tokio, Paris : Fondation Cartier pour l’art contemporain, 2016, 250 p. 87 photographies couleurs, 290 photographies Argent&Noir du 35 x 27 cm au 8,6 x 11,6 cm

La partie N&B ou plutôt argenté et noir m’a fait de l’œil et déclenché l’achat laissant de coté la partie couleur, pourtant c’est cette dernière qui m’a séduit et donné ensuite envie de parler de cet ouvrage étrange ou la partie art graphique à toute son importance.

Une petite présentation technique.

Coup de cœur : pour l’ensemble et la partie couleur et pour le N&B.

Papier :
Mise en page :
Impression :
Récit photographique :

Titre : Daidō Tokio
Auteur : Daidō Moriyama
Éditeur : Fondation Cartier pour l’art contemporain
ISBN : 978-2-86925-122-9
Date : 2016
Reliure : Livre relié
Dimension : 18,1 cm x 27,0 cm x 2 cm
Nombre de pages : 250 pages
Nombre de photos : 87 couleurs et 290 photographies argenté et noir
Type : Photo de tous les jours, reportage.
Couverture : Rigide, le titre est évidé et ressort d’autant plus que la couverture est blanche et la photo visible derrière très colorée.
Format : Portrait
Papier : Pas de référence, deux (trois) sortes de papiers, la moitié, blanc, classique, mettant bien en valeur la partie couleur, le second noir, fin assurant la partie N&B (ce second papier serait du Favini Dark 90g – Le monde de la PHOTO), une version à plus fort grammage est utilisée pour les informations de fin.
Langue : Français et Anglais
Imprimé : Italie
Prix : 35 €

Se le procurer : A ma librairie préférée Ombres Blanches, Toulouse – Daidō Tokio

La maquette accroche l’œil, le titre, évidé laisse deviner derrière lui des couleurs chatoyantes, et donne envie de feuilleter l’ouvrage. Dès l’ouverture dans la seconde partie (N&B revu en argenté et noir), l’accroche est manifeste et la décision de le mettre dans ma besace est déjà prise surtout que le prix est spécialement doux pour un livre photo. La partie couleur dans un premier temps m’a moins accroché et c’est en me disant que je profiterai au moins de la seconde partie que j’ai quitté Ombres Blanches. En fait, quand je l’ai ensuite lu et relu, ou plutôt s’agissant d’un livre photo, regardé et reregardé, j’ai accroché à cette partie couleur, certes saturés et un peu criardes mais pas excessivement, et je me suis laissé emmener dans ce quartier de Tokio qui est « Shinjuku », quartier de « perdition » ou tout est un peu « louche » et « glauque ». J’ai aimé le récit, la diversité des photos, les tons, le traitement (pas mal de photos sont en fait monochromes), Daidō Moriyama nous entraine et nous fait ressentir le caractère foisonnant de ce quartier, enseignes lumineuses, affiches, cours et escaliers, bref une partie très réussie. J’ai ensuite attaqué la partie N&B ou plutôt argenté et Noir (voir photo), belle réussite graphique dans l’esprit de l’ouvrage, ensuite je me suis un peu lassé, beaucoup de photo et quand elles sont dans le format de la page, rien à dire, un régal, mais beaucoup sont regroupées 4 par 4 dans une page et là j’ai un peu saturé, les trouvant trop petites, trop nombreuses … il faut préciser aussi que ces photos sont en fait les photos d’un diaporama de 25 minutes projeté pendant l’exposition qui lui est consacré puisque c’est ouvrage est, en fait, le catalogue de cette expo (voir l’exposition que fait la fondation Cartier (06/02 au 05/06/2016) de Daido Mariyama). C’est un Daido Moriyama un peu étrange ou plutôt inhabituel que l’on va retrouver dans cet ouvrage, certainement parce qu’au delà du nom et des photos emblématiques que tous le monde connait, on s’attend plutôt à des œuvres N&B dures, possédant du grain etc. Il faut noter aussi que c’est le second livre que Daidō Moriyama consacre à « Shinjuku » puisqu’un livre éponyme a déjà eu comme sujet ce quartier (voir sa nombreuse production, parution de 2002/02).

Après ce long préambule, place à une présentation en image, d’abord le livre :

(Après avoir cliqué sur une photo, la navigation entre elles est plus facile en se servant des flèches droite et gauche)

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et les photos qui mieux qu’un long discours …

(Après avoir cliqué sur une photo, la navigation entre elles est plus facile en se servant des flèches droite et gauche)

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Daidō Moriyama (ici son site) est un photographe né en 1938, il se tourne vers la photo au début des années 60 et travaille avec Heikoh Hosoe, autre grande figure de la scène photographique japonaise. Vous pouvez en lire plus en consultant Wikipedia. Il participe à la parution de la revue « Provoke » dont Stdeil va proposer une réedition des trois volumes. Sa production livresque est abondante et surtout axée sur des N&B durs et au grain très apparent (du moins dans une certaine période). Actes Sud propose le pochothèque n° 141, petit livre pas cher qui permet de donner un aperçu du photographe. La série « Hunter »

Série "Hunter"

Série « Hunter »

montre une de ses images les plus emblématique, a voir ICI (Actuellement (04/2016) 3ième série).

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