SCHUTMAAT, Bryan, Grays the mountain sends. New York: Silas Finch, 2013, 2014, 100 p, dont 42 photographies couleurs

Ce qui va frapper au premier abord c’est l’objet, relié « profilé acier », c’est du lourd et en même temps l’inverse du contenu, paysages et « gueules » de l’Ouest américain mais tout en délicatesse.

Les photos ont étés prises entre 2010 et 2012, le tout est tiré, tout en subtilité et douceur, sur un joli papier mat (peut-être d’un grammage un peu léger), ce dernier permet à chaque nuance de couleurs de s’exprimer et donne un livre d’une grande beauté, on a l’impression de feuilleter des tirages et non un livre imprimé, bref belle impression.

Coup de cœur :

Papier :
Mise en page :
Impression :
Récit photographique :

Quelques renseignements techniques

Titre : Grays the mountain sends
Auteur : Schutmaat Bryan
Éditeur : Silas Finch – Deuxième édition
ISBN : 978-1-936063-07-9
Date : 2014
Reliure : Livre relié
Dimension : 29 cm x 34,2 cm x 1 ou 1,4 cm (pour l’épaisseur voir photo de la tranche)
Nombre de pages : 100
Nombre de photos : 42 photos 21,5 x 17,2 cm.
Type : Couleurs
Couverture : Reliée par un profilé acier (voir photo), couverture légère.
Format : Portrait
Papier : Pas de référence, un beau papier mat presque à 5.
Langue : Anglais pour le peu de texte.
Prix : 76 €
Imprimé : New York.

Se le procurer : Trouvé uniquement sur le site de l’éditeur Silas Finch – Schutmaat Bryan

C’est un mélange de paysages des rocheuses américaines et de gueules présentent dans ces lieux. Mais ici, rien de magnifié, quelques carcasses de voitures trainent par ci par là, les portraits sont au rasoir, et là où, annonçant rocheuses et « gueules » on s’attend à trouver un énième livre tendance l’Ouest pur et dur, on se retrouve face à un livre d’une douceur et d’une qualité insoupçonnée. Tout est en nuance, le papier mat rend à merveille la lumière et l’ambiance des paysages, les portraits sont pleins de tendresse et nous donnent envie de plonger dans leur yeux et de lire leur pensée. Les portraits sont uniquement masculin sauf un ! Quelques photos d’intérieurs complètent la série, c’est donc un reportage entier que l’on a et même s’il n’est pas complet (pas de villes ou villages (au sens habitation)), il nous donne a voir tout un pan de cette région d’une manière pour moi inhabituelle.

Quelques photos du livre et de sa reliure.

(Après avoir cliqué sur une photo, la navigation entre elles est plus facile en se servant des flèches droite et gauche)

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Place au contenu lui même, j’en profite pour signaler un fait il n’y a pratiquement pas de de portrait de femme, ou plus exactement un visage féminin va se retrouver sur une photo et un second portrait, hommage à William Eggleston, deuxième photo de ce lien pour la photo de WE (merci à Eric Bouchart qui m’a signalé ce fait) termine le livre.
Le récit photographique est assuré par des pages identiques aux pages de début et de fin et dont la couleur rappelle celle de la couverture. Ces ruptures assurent effectivement une transition, permettent de respirer et organisent le livre en 6 chapitres et une postface, par contre on ne sait pas ce qui motive le découpage, lieu, période ou simplement rythme de lecture.

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Vous pouvez avoir une idée plus complète du contenu en tentant d’acheter une édition limitée au 42 photos du livre, mais plus surement sur son site, la partie Photographs – Grays the Mountain Sends (bouton préc/suivant en bas à gauche) montre en détails les photos (mais l’écran rend mal le livre édité sur papier mat, il permet quand même d’apprécier la subtilité des couleurs). Les informations que donne Bryan Schutmaat sur son travail font remonter ses premières apparitions à 2008 avec une explosion des références en 2013. Si je comprends bien, il a aussi réalisé un autre livre Islands of the Blest, qui est une édition de photographies célèbres et moins célèbres et en accès libre sur le net (à mettre dans ma besace plus tard s’il est toujours disponible). En plus du site, Bryan Schutmaat possède aussi un blog.

Quand è l’éditeur Silas Finch c’est une jeune fondation (2009) a but non lucratif qui semble avoir pour le moment encore peu de publications, j’espère qu’il y en aura d’autres de la qualité de « Grays the mountain sends ».

Pour finir, la page sur le livre indique qu’il a été acheté (entre autre distinction) par le MoMA de New-York, ainsi que d’autres musées.

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